Région de l’Extrême-Nord
Un grand bassin humain, agricole et commercial aux portes du Tchad et du Nigéria.
Créée par le décret du 22 août 1983, la Région de l’Extrême-Nord couvre 34 262 km², soit environ 7,2 % du territoire national, autour de Maroua, son chef-lieu. C’est l’une des régions les plus densément peuplées du Cameroun, avec de fortes concentrations dans les monts Mandara et la plaine du Diamaré. Bordée par le Tchad et le Nigéria, elle vit de l’agriculture, de l’élevage et d’un commerce transfrontalier actif.
- 34 262 km²
- Superficie
- 115+
- Habitants au km²
- 134 000 t
- De coton-graine en 2017/2018
- 100 000 t
- De riz paddy par an
- 25 %
- Du cheptel bovin national
- 5,8 kWh
- D’irradiation par m² et par jour
6 départements, 47 arrondissements
L’une des régions les plus densément peuplées
Encadrement par la SODECOTON
Seuil régulièrement franchi sous aménagement SEMRY
1,8 à 2,1 millions de têtes
Le plus fort ensoleillement du pays
Les atouts de la région
- L’une des régions les plus densément peuplées du Cameroun : plus de 115 habitants au km²
- Plus de 40 % du commerce transfrontalier du nord du Cameroun transite par ses marchés frontaliers
- Le plus fort ensoleillement du pays : irradiation supérieure à 5,8 kWh/m²/jour
- Université de Maroua : plus de 30 000 étudiants et des stations de recherche agricole
Projets structurants
- Centrale solaire photovoltaïque de Maroua (30 MW)
- Pont sur le Logone entre Yagoua et Bongor (Tchad)
- Réhabilitation de la route nationale 1 : Mora – Dabanga – Kousséri
- Ports secs et plateformes logistiques à Kousséri et Mora
Géographie et organisation
Un bassin humain dense, au contact du Tchad et du Nigéria
Avec une moyenne supérieure à 115 habitants au km², l’Extrême-Nord est l’une des régions les plus densément peuplées du Cameroun.
Six départements et 47 arrondissements composent la région. Le Conseil régional, opérationnel depuis décembre 2020, compte 90 conseillers ; la région regroupe une communauté urbaine, Maroua, et 47 communes.
Avec 29 députés, l’Extrême-Nord est la première région du Cameroun en nombre de sièges à l’Assemblée nationale.
Diamaré
Chef-lieu Maroua, 9 arrondissements. Cœur administratif, universitaire et commercial.
Logone-et-Chari
Chef-lieu Kousséri, 10 arrondissements. Le plus vaste, stratégique pour le commerce avec le Tchad et le Nigéria.
Mayo-Danay
Chef-lieu Yagoua, 11 arrondissements. Grande zone rizicole et de pêche continentale (lac de Maga).
Mayo-Kani
Chef-lieu Kaélé, 7 arrondissements. Bassin majeur de production cotonnière et céréalière.
Mayo-Sava
Chef-lieu Mora, 3 arrondissements. Zone agropastorale et porte d’accès au parc national de Waza.
Mayo-Tsanaga
Chef-lieu Mokolo, 7 arrondissements. Monts Mandara, à très forte densité de population.
Agriculture vivrière et de rente
Coton, riz et céréales
En 2017/2018, la région a produit environ 134 000 tonnes de coton-graine ; la production de riz sous aménagement franchit régulièrement 100 000 tonnes de paddy par an.
Deux sociétés encadrent les filières : la SODECOTON pour le coton et la SEMRY, Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua, pour le riz.
L’arachide et les légumineuses occupent plus de 35 % des surfaces cultivées dans le Mayo-Danay, le Mayo-Kani et le Diamaré. Les rendements sont exposés aux aléas pluviométriques et à la dégradation des sols : la maîtrise de l’eau et la restauration des terres sont des priorités.
Coton
Usines d’égrenage et d’extraction d’huile de coton à Maroua, Kaélé et Yagoua.
Riz
Périmètres irrigués de la SEMRY ; barrage réservoir de Maga pour l’irrigation et la régulation du Logone.
Arachide et légumineuses
Plus de 35 % des surfaces cultivées dans trois départements.
Élevage et transformation locale
Près d’un quart du cheptel bovin national
La région compte 1,8 à 2,1 millions de bovins, plus de 3,2 millions de petits ruminants et plus de 7 millions de volailles.
Elle enregistre 150 000 à 200 000 abattages contrôlés de bovins par an, qui alimentent le marché national et les exportations vers le Tchad et le Nigéria.
Abattoirs
Construction et modernisation des abattoirs régionaux, dont l’abattoir moderne de Maroua.
Lait
Modernisation de la chaîne de valeur du lait, avec la création de centres de collecte.
Aviculture
Production familiale et semi-moderne.
Énergie et ressources naturelles
Le plus fort ensoleillement du Cameroun
Seulement 22 à 28 % de la population utilise l’électricité comme principale source d’éclairage, avec de fortes disparités entre villes et campagnes.
L’irradiation dépasse 5,8 kWh/m² par jour. La région dispose aussi d’un potentiel en biomasse, issue des résidus agricoles, et en biogaz.
Solaire
Centrale photovoltaïque de Maroua (30 MW) et mini-centrales décentralisées pour l’électrification rurale.
Hydroélectricité
Projets d’aménagement sur les cours d’eau du bassin du Logone et du Chari.
Accès à l’énergie
Extension des réseaux basse et moyenne tension et solutions hors réseau.
Commerce transfrontalier et infrastructures
Une porte commerciale vers le Tchad et le Nigéria
Plus de 40 % du commerce transfrontalier du nord du Cameroun transite par les marchés frontaliers de Kousséri, Banki et Amchidé.
Les échanges empruntent le corridor Maroua – Kousséri – N’Djamena et les axes vers le Nigéria : Mora – Banki et Mokolo – Maiduguri.
Le réseau routier approche 4 800 km, dont seulement 10 à 12 % sont bitumés. Plus de 70 % des chefs-lieux d’arrondissement sont couverts par au moins un réseau mobile 3G ou 4G.
Route nationale 1
Réhabilitation du tronçon Mora – Dabanga – Kousséri.
Pont sur le Logone
Projet de construction entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad).
Ports secs
Projets à Kousséri pour le fret à destination du Tchad et du bassin du lac Tchad ; plateformes logistiques à Kousséri et Mora.
Fibre optique
Projets d’interconnexion transfrontalière.
Tourisme et culture
Waza, les monts Mandara et les cases obus
Le parc national de Waza couvre 170 000 hectares et abrite girafes, lions, éléphants et hippopotames.
La zone humide du lac Tchad et du Logone, classée Ramsar, accueille plus de 350 espèces d’oiseaux. La région compte plus de 120 établissements hôteliers, soit environ 1 800 à 2 200 chambres, concentrés à Maroua, Kousséri et Mokolo.
Parc national de Waza
170 000 hectares de savane ; réhabilitation du campement touristique prévue par le PRD.
Monts Mandara
Paysage culturel des monts Mandara et campement de Rhumsiki.
Cases obus des Musgum
Architecture de terre à Pouss, chefferies traditionnelles et lamidats.
Festivals
Promotion des festivals culturels régionaux, comme le Tokna Massana.
Université, recherche, santé et villes
Compétences, recherche et services urbains
L’Université de Maroua réunit plus de 30 000 étudiants dans ses facultés et grandes écoles.
Des plans directeurs d’urbanisme et des plans d’occupation des sols sont élaborés pour Maroua et les villes secondaires — Kousséri, Mokolo, Yagoua et Mora —, avec des projets de logements sociaux et de zones industrielles.
Grandes écoles
École normale supérieure, École nationale supérieure polytechnique de Maroua et Institut du Sahel.
Recherche agricole
Stations de l’IRAD à Maroua, Yagoua et Mokolo ; incubateurs d’entreprises à l’université.
Santé
Un hôpital régional à Maroua et ses annexes, plus de 30 hôpitaux de district et plus de 300 centres de santé intégrés.
Investir dans la région
Secteurs à explorer
L’Extrême-Nord réunit un marché dense, des filières agricoles et pastorales de premier plan, un gisement solaire exceptionnel et une position de carrefour avec le Tchad et le Nigéria.
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Énergie solaire
Centrales, mini-réseaux, hors réseau
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Riz et irrigation
Périmètres SEMRY, maîtrise de l’eau
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Coton et huileries
Égrenage, huile de coton
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Viande et lait
Abattoirs, centres de collecte
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Logistique transfrontalière
Ports secs, plateformes, corridors
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Tourisme
Waza, Rhumsiki, hôtellerie
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Aménagement urbain
Logements sociaux, zones industrielles
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Numérique
Couverture mobile, fibre optique
Le FECIS met en relation porteurs de projets, collectivités et financeurs.
Prochain rendez-vous : 3 – 5 novembre 2026, Motel PLAZZA, Garoua.
Sources : Chiffres issus de l’étude « Atouts et opportunités d’investissement dans le Septentrion 2026 », qui cite le plan régional de développement (PRD) et les annuaires statistiques. Données indicatives, datées selon leurs sources ; elles ne constituent pas une opportunité validée.